Les constructions, le développement industriel et l’extraction de ressources naturelles comme les métaux et certaines sources d’énergie sont essentiels à la croissance économique. Ces activités ont toutefois souvent causé d’importantes pertes en matière de biodiversité, pertes qui ne peuvent être totalement évitées dans le cadre de l’activité économique traditionnelle. La compensation de ces atteintes à la biodiversité est une solution qui permet de préserver la valeur écologique de l’écosystème global.

Conséquence pour la biodiversité des actions d’entreprises à fort impact environnemental

Les crédits de conservation de biodiversité (CCB) abordent cette problématique en offrant aux développeurs de projets un mécanisme de mitigation afin de prévenir l’effet irréversible de leur projet sur l’environnement. En accroissant et en protégeant la valeur écologique des territoires, il est possible de réclamer des CCB. Les CCB provenant d’un projet de conservation qui protège à perpétuité un territoire peuvent être transigés en échange de pertes définitives à la biodiversité dues au développement d’autres territoires.

Le principe de la compensation des atteintes à la biodiversité est parfois remis en question par certains tenants de la conservation de l’environnement. Ceux-ci craignent en effet que l’utilisation de mesures compensatoires encourage les responsables de la réglementation à donner le feu vert à des projets ayant des impacts graves sur la biodiversité, pourvu que les promoteurs des projets les compensent. Ceci autoriserait alors les entreprises à causer des dommages environnementaux importants là où elles réalisent leurs projets, dans la mesure où elles appliquent des mesures de compensation en d’autres endroits.

Le Business and Biodiversity Offsets Program (BBOP) répond à cette préoccupation au moyen des CCB, et en préconisant un respect rigoureux de la « hiérarchie des mesures d’atténuation », selon laquelle les mesures de compensation sont une solution de « dernier recours ». Tous les efforts raisonnables doivent être pris pour éviter puis minimiser l’impact des projets de développement et pour restaurer la biodiversité dans les lieux touchés. Dans la seule éventualité où ces mesures sont prises, le développeur du projet pourra alors acheter des CCB pour compenser les dommages causés à la biodiversité. Le respect de la hiérarchie des mesures d’atténuation est le premier des dix principes établis par le BBOP en matière de pratiques exemplaires.

biodiversité